25/07/2009
Dernières lueurs
Après la mort de Lazare Ponticelli, le dernier des « poilus » français, à l'âge de 110 ans, dont L'Express avait retracé l'itinéraire (voir le numéro du 24 janvier), ils sont encore huit survivants à avoir participé aux combats de la Première Guerre mondiale : les Britanniques Henry Allingham (111 ans), Harry Patch (109 ans) et Claude Choules (107 ans) ; les Italiens Delfino Borroni (109 ans) et Francesco Chiarello (109 ans) ; le Turc Yakup Satar (110 ans) ; l'Austro-Hongrois Franz Künstler (107 ans), et l'Américain Frank Buckles (107 ans). Les derniers soldats allemands et polonais sont décédés en janvier.
LONDRES - Le dernier soldat britannique ayant combattu dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, Harry Patch, est mort à l'âge de 111 ans dans une maison de retraite du Somerset, annonce le ministère de la Défense.
Plombier de formation, Patch avait été recruté à l'âge de 18 ans pour servir sur le front Ouest dans les tranchées d'Ypres. Servant de mitrailleuse durant quatre mois à l'été 1917, il avait été blessé à la bataille de Passchendaele, où il avait vu périr trois de ses plus proches amis.
En sa qualité de duc de Cornouailles, le Prince Charles a rendu hommage à l'ancien combattant, qui avait servi dans le bataillon d'infanterie légère "Duke of Cornwall".
"Harry a toujours chéri l'extraordinaire camaraderie qu'engendrent ces conditions atroces dans le bataillon, et il y est resté loyal jusqu'à la fin", a déclaré l'héritier de la couronne à la BBC.
Dans un communiqué, le Premier ministre Gordon Brown a rendu hommage à Patch, et assuré que "si la plus noble de toutes les générations nous quitte, elle ne sera jamais oubliée".
La disparition de Patch survient une semaine après celui d'un autre survivant de la Première Guerre mondiale, Henry Allingham, qui à 113 ans était en outre l'homme le plus âgé du monde.
L'unique survivant né britannique de la Grande Guerre est désormais Claude Choules, qui servait dans la Royal Navy et a émigré en Australie.

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24/07/2009
Un mensonge d'Etat
Lu chez Ivan Rioufol :
La désinformation officielle sur l'immigration et son ampleur, que j'ai dénoncée en 2007 dans La fracture identitaire (Fayard), est un scandale qui perdure et interdit toute politique lucide face à cette possible bombe à retardement. Une fois n'est pas coutume, Marianne se fait, cette semaine, l'utile écho de cet aveuglement volontaire, dans un article intitulé : Immigration: l'Insee aurait-elle peur des chiffres ? L'hebdomadaire y rappelle les conclusions d'une étude des démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Le document fait état de 37% de jeunes d'origine étrangère en Ile-de-France, de plus de 60% dans une vingtaine de villes, d'une explosion du nombre de jeunes originaires d'Afrique sub-saharienne, d'une proportion de jeunes d'origine étrangère en très forte hausse dans l'ouest de la France. Mais c'est dans la revue Commentaire, et non dans une publication de l'Insee, que cette étude a trouvé refuge. Tribalat : "L'Insee préfère ne pas informer plutôt que de risquer de publier une nouvelle sensible. Par peur de réveiller le racisme en France".
Ce syndrome persistant du politiquement correct est, comme toujours, animé des meilleurs intentions. Mais il se révèle indéfendable quand il en vient à camoufler volontairement des réalités, voire à les sous-estimer. Je ne résiste pas à rappeler l'hilarante étude de François Héran, directeur de l'Ined (Institut national d'études démographiques), qui en 2004 avait publié un rapport, largement médiatisé, assurant : "La France n'est pas un pays d'immigration massive". Depuis, Héran n'a jamais cessé d'être promu, en remerciement d'une telle perspicacité, tandis que Tribalat n'a jamais cessé d'être placardisée. Le plus étonnant reste la passivité des médias, qui n'ont pas jugé utile jusqu'à présent (mais Marianne semble se réveiller) de dénoncer ces opérations de propagandes menées par l'Insee et l'Ined, avec l'aval des pouvoirs publics, et constitutives selon moi d'un mensonge d'Etat.
22:21 Publié dans Au nom du peuple | Lien permanent | Commentaires (0)


















