02/03/2007
Population des ressucités
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01/03/2007
Le grand Pan est mort
Quant à la mort des êtres de cette sorte ( les démons), voici ce que j'ai entendu dire à un homme qui n'était ni un sot, ni un hâbleur. Le rhéteur Émilien, dont certains d'entre vous ont suivi les leçons, avait pour père Épithersès, mon compatriote et mon professeur de lettres. Celui-ci racontait qu'un jour, se rendant en Italie par mer, il s'était embarqué sur un navire qui transportait des marchandises et de nombreux passagers. Le soir, comme on se trouvait près des îles Échinades, le vent soudain tomba et le navire fut entraîné par les flots dans les parages de Paxos. La plupart des gens à bord étaient éveillés et beaucoup continuaient à boire après le repas. Soudain, une voix se fit entendre qui, de l'île de Paxos, appelait à grands cris Thamous. On s'étonna. Ce Thamous était un pilote égyptien et peu de passagers le connaissaient par son nom. Il s'entendit nommer ainsi deux fois sans rien dire, puis, la troisième fois, il répondit à celui qui l'appelait, et celui-ci, alors, enflant la voix, lui dit : “ Quand tu seras à la hauteur de Palodès, annonce que le grand Pan est mort ”.
En entendant cela, continuait Épithersès, tous furent glacés d'effroi. Comme ils se consultaient entre eux pour savoir s'il valait mieux obéir à cet ordre ou ne pas s'en inquiéter et le négliger, Thamous décida que, si le vent soufflait, il passerait le long du rivage sans rien dire, mais que, s'il n'y avait pas de vent et si le calme régnait à l'endroit indiqué, il répéterait ce qu'il avait entendu. Or, lorsqu'on arriva à la hauteur de Palodès, il n'y avait pas un souffle d'air, pas une vague. Alors Thamous, placé à la poupe et tourné vers la terre, dit, suivant les paroles entendues : “Le grand Pan est mort”. A peine avait-il fini qu'un grand sanglot s'éleva, poussé non pas par une, mais par beaucoup de personnes, et mêlé de cris de surprise.
Comme cette scène avait eu un grand nombre de témoins, le bruit s'en répandit bientôt à Rome, et Thamous fut mandé par Tibère César. Tibère ajouta foi à son récit, au point de s'informer et de faire des recherches au sujet de ce Pan. Les philologues de son entourage, qui étaient nombreux, portèrent leurs conjectures sur le fils d'Hermès et de Pénélope».
Plutarque , Sur la disparition des oracles ed. Flacelière, Dialogues Pythiques , Budé, 1974, p. 121-123.
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28/02/2007
Desert de la pensée juridique
Aujourd’hui, l’étude du droit comme raison forte, comme fondement objectif de la coexistence humaine, est abandonnée. Il ne subsiste qu’une étude purement formelle du raisonnement juridique comme raison faible, une raison qui ne s’intéresse pas à la vérité des normes mais se préoccupe seulement de la question de leur validité formelle au regard d’un ensemble d’autres normes. Le droit est devenu une science formelle qui s’attache principalement à des problèmes de procédure mais sans plus rechercher de véritable fondement à la norme juridique. C’est sans doute une principale manifestation de cette désertion du droit par la pensée. Le droit ne répond plus aux interrogations fondamentales et s’est mis en situation de ne plus pouvoir y répondre.
16:30 Publié dans Introduction à la philosophie du droit | Lien permanent | Commentaires (0)
Noma
Le principe de NOMA » (non-recouvrement des magistères) prône le respect mutuel, sans empiètement quant à la pulsion humaine à comprendre le caractère factuel de la Nature (le magistère de la Science) et le besoin de trouver du sens à sa propre existence et une base morale pour toute action (le magistère de la Religion)" (Et Dieu dit : "que Darwin soit",p.163).
Au nom de ce principe, Gould fustige les fondamentalistes religieux pour qui le texte de la Bible a la même valeur que les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Mais il réprouve également les scientifiques qui, en raison de leur athéisme, attaquent les croyances religieuses.
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27/02/2007
Effet Matthieu
L’effet Matthieu, en référence à l’évangile selon Matthieu, est énoncé ainsi dans l’évangile : " À celui qui a, il sera beaucoup donné et il vivra dans l’abondance, mais à celui qui n’a rien, il sera tout pris, même ce qu’il possédait. " (25:29). C’est un principe fréquemment invoqué pour expliquer les cercles vicieux ou les cercles vertueux. Par exemple, de nombreuses études établissent que le temps consacré à lire par l'enfant est un déterminant essentiel du niveau de lecture. Or, ce dernier influence positivement le premier en retour par le biais du développement de l'intérêt pour la lecture. De fait, l'écart entre les pratiques ou les représentations de la lecture se creuse très facilement entre les jeunes qui lisent et ceux qui ne lisent pas, les premiers pouvant être confrontés à 5 millions de mots par an, les seconds à moins de 10 000. Les milieux familiaux et scolaires ont de ce point de vue un rôle fondamental à jouer en tant que déclencheurs possibles de la lecture précoce des enfants.
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