08/01/2006
Leo Strauss. L'esprit de son intervention philosophique
Par Olivier Berichon-Seyden
Qui est Leo Strauss ? Poser cette question n'est pas seulement légitime pour ceux d'entre nous qui ne connaissent pas cet écrivain ; ceux qui le connaissent se la posent aussi et sont contraints de le faire. Car Leo Strauss, et c'est l'impression que je souhaiterais pouvoir transmettre ce soir, est quelqu'un d'étrange, sa pensée résiste à toute préhension réductrice et elle exige une implication et une participation qui font que ce qui est le plus important est plus de l'ordre de l'expérience que l'on y fait que des opinions qui y sont exprimées ; car derrière les difficultés Strauss est aussi quelqu'un d'extraordinaire et de merveilleux. Je vais commencer par un détour dans le passé, qui est, à bien des égards, le lieu de naissance de la pensée....
Lien vers la suite du texte:
http://constitutiolibertatis.hautetfort.com/files/strauss...
17:20 Publié dans Leo Strauss | Lien permanent | Commentaires (0)
07/01/2006
La bioéthique dans la perspective de la philosophie du droit
Francesco D'Agostino, La bioéthique dans la perspective de la philosophie du droit, PU Laval, 2005
Née pour répondre à un malaise, ressenti de manière croissante par tous ceux qui se rendent compte du caractère fortement invasif de la biomédecine et de la biotechnologie modernes, la bioéthique est rapidement devenue à son tour le signe d'un malaise qui est à la source d'âpres controverses tant pratiques que théoriques. Un malaise qui ne fait que croître à mesure qu'augmentent les questions casuistiques dont s'occupent les bioéthiciens, au point de rendre quasi nécessaire et décisive l'intervention des juristes et des politiques dans leurs débats.
La bioéthique a sa logique et elle a besoin d'un raisonnement logiquement cohérent, mais elle possède avant tout un cœur qui est l'idée que la vie soit à la fois l'horizon de notre expérience et l'horizon de notre perception du bien. C'est uniquement à partir de cette idée (dans laquelle ontologie et axiologie s'entremêlent et s'intègrent) qu'il est possible d'écrire des mots de bioéthique qui s'ouvrent à l'espérance et à ce qui a du sens.
Francesco D'Agostino (Rome, 1946) est l'actuel président du Comité national de bioéthique d'Italie.Il est professeur de philosophie du droit à la Faculté de droit de l'Université de Rome " Tor Vergata " et professeur de Philosophia et Theologia Juris à l'Institutum Utriusque Juris de l'Université pontificale du Latran.
Membre de l'Académie pontificale pour la vie et membre du Conseil scientifique de l'Institut de l'encyclopédie italienne.
Il est codirecteur de la collection de philosophie du droit " Recta Ratio " (Giappichelli, Turin) et codirecteur de la revue Rivista Internazionale di Filosofia del Diritto (Giuffrè, Milan).
18:50 Publié dans Bioéthique | Lien permanent | Commentaires (0)
06/01/2006
Réflexions sur la philosophie du droit
De Bjarne Melkevik, P.U. Laval, 2000.
Comment penser aujourd'hui le projet juridique moderne dans un monde déboussolé et qui tend à capituler devant le cynisme, la déraison et les réalités matérielles éphémères ?
À travers des réflexions sur la solidarité, l'identité, la métaphysique, l'idéologie, la culture et le positivisme, se dessine un ensemble d'arguments et de raisons pour nourrir, soutenir et approfondir nos idées sur le projet juridique moderne.
C'est par le dialogue et la réflexion que nous pourrons aujourd'hui aboutir à l'élaboration de ce droit que nous devons réciproquement faire le nôtre. En revivifiant la modernité juridique par la critique, la communication et l'actualisation continuelle, nous pourrons alors vraiment prétendre à devenir les auteurs démocratiques de nos droits, de nos normes et de nos institutions.
Ce livre invite à la réflexion et au ressourcement dans l'esprit d'une publicité démocratique de la philosophie du droit.
Bjarne Melkevik est professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval, à Québec. Docteur ès droit (Paris II). Auteur de nombreux articles en philosophie du droit et de plusieurs ouvrages, il a publié Horizons de la philosophie du droit (PUL & L'Harmattan, 1998).
18:55 Publié dans Introduction à la philosophie du droit | Lien permanent | Commentaires (0)
05/01/2006
Théorie et ontologie du droit chez Dworkin
Un texte de Ricardo Guastini.
13:40 Publié dans Dworkin | Lien permanent | Commentaires (0)
04/01/2006
La philosophie du droit de Hans Kelsen. Une introduction
Carlos Miguel Herrera, La philosophie du droit de Hans Kelsen, P.U. Laval.
Une théorie qui veut établir les principes d’une science du droit, mais dont les fondements épistémologiques remontent aux premières années du XXe siècle, peut-elle garder sa validité de nos jours ? Une analyse qui entend séparer la connaissance du droit de la sociologie est-elle encore possible ? Une conception juridique qui pense que la justice et les droits de l’homme n’ont aucune pertinence pour la compréhension du droit est-elle toujours actuelle ?
L’œuvre de Kelsen est toujours là, ouverte à plusieurs questionnements, prête encore à donner des réponses; ce livre s’interroge sur les raisons pour lesquelles l’œuvre de Kelsen continue d’être lue en ce nouveau siècle.
Membre de l’Institut universitaire de France, Carlos Miguel Herrera est professeur à l’Université de Cergy-Pontoise où il dirige le Centre de philosophie juridique et politique. Il a publié plusieurs études sur l’œuvre de Hans Kelsen, dont Théorie juridique et politique chez Hans Kelsen (Kimé, 1997) et a assuré la direction de Actualité de Kelsen en France (LGKJ, 2001).
08:45 Publié dans Kelsen | Lien permanent | Commentaires (0)
03/01/2006
Droit politique selon Michel Villey
Stéphane Bauzon, Le métier de juriste. Du droit politique selon Michel Villey, P.U. Laval.
« Le temps vient de secouer l'ascendant des philosophies extrinsèques : de repenser la méthode du droit en la puisant à l'expérience particulière des juristes ». Par ces mots, Michel Villey (1914-1988) nous donne le code (comme aurait dit Jasper) de compréhension de sa philosophie du droit. Ce livre analyse l'œuvre du plus célèbre philosophe du droit français de manière à mettre en lumière cette préoccupation première de Michel Villey : le métier de juriste.
Le livre de Stéphane Bauzon, Le métier de juriste. Du droit politique selon Michel Villey ne laisse pas indifférent. L'auteur qui en est l'objet, Michel Villey, a été diversement apprécié de ses collègues. Il a été par eux plus combattu que compris.
L'expression « droit politique » ne renvoie pas du tout au droit constitutionnel, aux libertés politiques ou au droit social, mais à un ensemble intellectuel proche, dans une perspective pratique, du jus civile des jurisconsultes romains. Il s'agit « de dire ce qu'est le droit pour le praticien, à l'intérieur de son métier ».
À la fois simple et profond, ce livre est d'une grande utilité aux juristes confirmés et aux étudiants en droit. Les uns pourront réfléchir sur les perspectives ouvertes par Stéphane Bauzon dans le métier de juriste et les autres pourront être très agréablement initiés aux problèmes fondamentaux de la philosophie du droit.
Stéphane Bauzon est chargé de recherche en philosophie du droit à la Faculté de droit de l'Université de Rome II « Tor Vergata ». Docteur en droit de l'Université de Paris II « Panthéon-Assas » et diplômé de l'Institut d'études politique de Strasbourg, il a rédigé plusieurs articles de philosophie du droit et de bioéthique publiés dans des revues françaises et italiennes.
08:50 Publié dans Villey | Lien permanent | Commentaires (0)
Deux chapitres sur la doctrine de Carl Schmitt
Norbert Campagna, Le droit, le politique et la guerre. Deux chapitres sur la doctrine de Carl Schmitt, P.U. Laval.
Contrairement à la lecture superficielle qui est souvent faite de l'œuvre de Schmitt, ce livre veut reconstruire la pensée schmittienne dans sa complexité et sa richesse. Un des problèmes qui a préoccupé Schmitt et auquel il a tenté de trouver une solution est celui de l'ordre. Ce dernier est condition de possibilité de tout système juridique efficace et doit être instauré ou sauvegardé par la décision politique. Pas d'ordre juridique sans décision politique, mais pas de décision politique légitime sans une visée juridique. Si le politique est la condition de possibilité juridique, la visée juridique est la condition de légitimité du politique.
Cet ouvrage explore la thématique de l'ordre dans les sphères nationale et internationale. À l'intérieur, il incombe au souverain politique de maintenir les conditions de possibilité du droit en écartant tout ce qui pourrait donner lieu à la guerre civile. Au niveau international, il importe de maintenir la notion d'égalité entre les puissances souveraines pour éviter que les guerres entre États ne deviennent totales.
Norbert Campagna a étudié la philosophie aux universités de Heidelberg, Cambridge et Trêves. Titulaire d'un doctorat en philosophie, il enseigne au Luxembourg. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, il a publié une dizaine d'ouvrages, dont Le Droit, la nature et la volonté (Paris, 2004), Carl Schmitt ? Eine Einführung (Berlin, 2004), Michel Villey. Le droit ou les droits ? (Paris, 2004), Benjamin Constant ? Eine Einführung (Berlin, 2003) et Machiavelli ? Eine Einführung (Berlin, 2003).
08:45 Publié dans Carl Schmitt | Lien permanent | Commentaires (0)
02/01/2006
Rawls ou Habermas
Bjarne Melkevik, Rawls ou Habermas.Une question de philosophie du droit, P.U. Laval
Seule la philosophie du droit de Habermas nous semble apte à respecter les enjeux modernes et intersubjectifs, et apte à nous permettre de nous confirmer réciproquement et démocratiquement comme les auteurs de nos normes, droits et institutions.
La philosophie de Rawls n'est tout simplement pas appropriée au domaine de la philosophie du droit. Elle ne représente ni plus ni moins qu'une « mise en cage » morale de la possibilité de droit. Ainsi, elle s'érige comme un soi-disant « Vrai-droit moral » ne pouvant que détourner le projet moderne du droit de son sens et porter violence à l'autonomie aussi bien juridique que démocratique des sujets de droit.
L'invitation que nous a lancée Habermas d'engager la philosophie du droit sur le chemin d'une conception de la politique délibérative, avec les processus démocratiques à l'arrière plan, nous semble plus prometteuse. Précisément, parce qu'elle respecte et prend en compte le rôle charnière que les sujets de droit jouent dans le projet juridique moderne.
Contre les partisans obnubilés par les mirages de tout « Vrai-droit moral », il y a tout lieu de prendre plus au sérieux le projet juridique moderne et autolégislation démocratique.
Bjarne Melkevik est professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval. Il est auteur de Horizons de la philosophie du droit (PUL et L'Harmattan) et Réflexions sur la philosophie du droit (PUL et L'Harmattan).
08:55 Publié dans Rawls | Lien permanent | Commentaires (0)


















